La vanille de bourbon

Ce n’est pas une découverte, la vanille cultivée à La Réunion est réputée dans le monde. Et pour cause, au 19ème siècle, La Réunion devient le premier importateur de vanille au monde. Grâce à un ancien esclave, Edmond Albius qui va révolutionner la culture de la vanille. En effet, ce dernier a découvert qu’il suffisait de presser légèrement la fleur en soulevant la cloison mobile qui sépare les étamines des stigmates afin de fertiliser la vanille. La Réunion maîtrise alors la culture de la vanille, la fécondation, le séchage, la fermentation des gousses…

Tout cela va être transmis aux îles de l’océan Indien par La Réunion (appelée Île Bourbon à l’époque). Aujourd’hui, la vanille de Bourbon fait partie des produits péï nobles de La Réunion, elle coûte relativement cher du fait des techniques ancestrales de culture. Du coup, elle se fait concurrencer sévèrement par la vanille de Madagascar qui a pris depuis longtemps les devants en termes d’exportation… difficile de concurrencer les prix malgaches.

Et comme si ça ne suffisait pas, il faut en plus, faire attention sur notre propre île lorsque l’on veut acheter de la vanille sur les marchés. En effet, il est très fréquent de se faire vendre de la vanille de Madagascar, comme ci c’était celle de la Réunion. Alors, quand on habite à La Réunion et que les moyens financiers ne permettent pas de cuisiner avec la vanille réunionnaise, oui, on achète des bottes de vanilles malgaches au marché couvert…

En connaissance de cause. OK amis touristes, faites attention… Si on vous vend une botte de vanille au marché à 15€, si les gousses sont grosses et luisantes, s’il n’y a pas de paperasse qui certifie l’origine du produit : vous avez sans doute affaire à de la vanille malgache. Attention, on ne dit pas qu’elle est mauvaise, on dit juste que lorsque l’on veut ramener de la vanille réunionnaise, on achète de la vanille réunionnaise.

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