Les cyclones : les plus terribles de l’histoire

1806 et 1807. Une série de cyclones a dévasté les cultures de café et de girofliers sur la côte ouest de l’île. Depuis cette date, la canne à sucre a fait son apparition, en remplaçant le café et le giroflier, car beaucoup plus résistante aux cyclones. Et il y a eu des morts sur terre et par naufrage. Cet événement a marqué et traumatisé cette époque.

1878. Un terrible cyclone déferle sur l’île le 14 janvier et fait plus de 50 morts, des familles entières disparues dans les torrents de boue.

1932. Le plus court de l’histoire, uniquement 90 minutes mais aussi 90 morts ! 1 Mort par minute ! De petite taille mais extrêmement violent, il est entré dans la ville du Port, a coulé plusieurs bateaux, est passé sur Saint-Paul et ensuite lourdement touché Saint-Leu. 41 000 sinistrés, des rafales de vents à plus de 300 km/h. La pression atmosphérique a atteint un niveau de 947 hPa, un record.

1948. D’après nos gramounes, il a été le cyclone le plus terrible (le plus venteux) qui ait pu toucher notre île. Plus de 160 morts et des pointes de vent qui ont dépassé les 250 km/h. On parle même de 300 km/h. Un vrai désastre !

Dès 1962, chaque cyclone porte le nom d’une femme.

(C’est quand même plus agréable de mourir à cause d’une femme.)

1962 Jenny. Elle est arrivée tellement vite que la population n’a pas eu le temps de se protéger. 37 morts et 150 blessés. Et elle a détruit complètement l’église de Champ-Borne qui n’a jamais été reconstruite. Ses ruines témoignent encore aujourd’hui de la violence de la dépression. Des dégâts importants de l’ouest jusqu’à Saint Denis. 

À partir de 1979 et suite aux protestations des mouvements féministes, les cyclones auront à nouveau des noms masculins, et féminins…

1980. Hyacinthe (le plus pluvieux). Les cyclones peuvent être dévastateurs de par la violence du vent ou/et par la violence des fortes pluies. Hyacinthe a noyé la Réunion pendant deux semaines! Elle est passée trois fois très près de notre île. Presque six mètres d’eau sont tombés sur le massif du volcan. 25 morts!

1987. Clotilda. 9 morts et d’importants dégâts dans le nord de l’île. 977 Hpa et des rafales à 190 km/h.

1989. Firinga frappe le 29 janvier 1989. 3 disparus, 52 blessés, 2 morts. Dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 janvier, le cyclone transforma le sud de l’île en un vaste torrent de boue. À la Plaine des cafres, il tomba 700 mm d’eau en moins de 24 heures.

2007. Gamède. Uniquement 2 morts cette fois-ci. Mais il a détruit le pont de la rivière Saint-Etienne, et fortement endommagé l’économie du sud. Avec des embouteillages monstres sur plusieurs mois. Des rafales de 220 km/h. Et, à ne pas oublier, il a coulé la plateforme du Barachois à Saint-Denis, celle qui devait sonder le sol sous-marin pour une installation de «Saint-Denis plage» !

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